Deux problèmes majeurs freinent le développement du secteur énergétique en Centrafrique. Il s’agit de la vétusté des machines et des installations d’une part et des cas de vols sinon de vandalisme d’autre part.
Et si l’on ne fasse guère attention, l’ENERCA va toujours dégringoler au lieu d’aller de l’avant. Des pistes de solution sont à envisager pour que ce secteur puisse tirer son épingle du jeu au niveau stratégique et opérationnel.
Tout ceci ne pourrait qu’être accentué avec le leadership du DG a.i Bienvenu MONY BEYA qui a commencé son travail par un accent particulier sur la ponctualité dans les services afin de promouvoir un service de qualité et responsable dans le but de remplir pleinement la mission qui lui a été confiée. Dans son cahier de charge, plusieurs reformes sont en cours pour réduire certains effets néfastes sur le plan organisationnel et technique que notre rédaction reviendra dessus dans les prochaines éditions.
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L’on ne pourrait jamais parler du développement économique d’un pays sans que le secteur énergétique soit bien développé. Les deux vont de pairs. Et c’est l’objectif principal de la mission que le Président de la République Pr Faustin Archange TOUADERA a confié au Ministre du Développement de l’énergie et des ressources Hydrauliques Bertrand Arthur PIRI qui se verra désormais de les retransmettre au DG a.i Bienvenu MONY BEYA de l’ENERCA qui travaillera avec toutes les autres directions et service afin de traduire en acte les différentes orientations.
Avec le leadership du staff technique de l’ENERCA, plusieurs cadres de partenariat ont été noués pour l’élan du secteur. Il s’agit des appuis des partenaires notamment la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Agence Française de Développement, la République Populaire de la Chine ainsi que le Fonds Saoudien de Développement. Tout ceci avait aidé à aboutir entre 2017 à 2024 un total de 116 MW contrairement à 39 MW en 2016.
En 2020, une nouvelle centrale thermique de 10 MW de capacité a été installée en sus de l’extension de l’usine de Boali 2 ayant une capacité de 20 MW qui était jadis que 10 MW. De tout ceci s’ajoute deux (02) centrales photovoltaïques de Sakaï avec de 15 MW et les 25 MW de Danzi.
De ces avancées, il y a lieu de maintenir le cap mais les faits quotidiens font en sorte que l’ENERCA prenne des coups durs qui nécessitent d’être en examinés afin de trouver des solutions idoines.
Au niveau stratégique
Il s’agit des orientations spécifiques qui doivent être faites au niveau du gouvernement par le truchement du ministère tutelle pour que tout soit au point afin de permettre leur exécution. A cela s’ajoute également le suivi périodique des orientations afin de constater la réalité sinon la faisabilité de la mise en œuvre des orientations sur le terrain. Il y a lieu ici d’appliquer la loi en la matière. Celle qui sanctionne les cas de vandalisme et autres fraudes du même lien. Cela n’est vraiment pas souvent le cas. Ce qui donne du crédit à ces bandits et leurs complices de continuer dans leurs forfaits.
C’est également au niveau stratégique que les financements sont cherchés pour un plus actif au profit des usagers qui ont toujours des réclamations qui dépassent l’offre de l’ENERCA.
Au niveau opérationnel
Il s’agit dans le cas d’espèce de l’exécution des décisions prises au niveau stratégique ou du moins de la mise en œuvre effective des projets. Et une fois fait, il est bien nécessaire d’intensifier le service de contrôle et de sécurité des projets et des installations.
Le service de contrôle et de sécurité doivent être intensifiés dans les lieux stratégiques comme au niveau de la colline des panthères où bon nombres des stations et entreprises puisent leur sources énergétiques et d’alimentation.
Le contrôle des agents doit également être un point capital pour distinguer les vrais des faux car la maitrise de la manipulation des zones à haute tension ne peut qu’être l’apanage de ceux qui ont une bonne connaissance en la matière.
Rien ne peut avancer pour le moment si un accent particulier n’est mis sur ces aspects en dépit des efforts qui se déploient sur le plan organisationnel et technique au niveau de Bangui et les secteurs décentralisés.
La nouvelle figure qui arrive à la tête de l’ENERCA en la personne de M. Bienvenu MONY BEYA a du chemin à faire relever ce grand défi avec l’appui de ses collaborateurs.
Ben
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