Ils étaient des milliers, des représentants des partis politiques, des associations et comités de soutien à pouvoir répondre à l'appel du front républicain à travers une manifestation organisée ce mercredi, 31 mai 2023 à Bangui avec un objectif, marquer leur soutien à l'organisation d'un référendum constitutionnel annoncée par le Président de la République dans un message à la nation le 30 mai 2023.
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Pour les représentants des partis politiques, associations et comités de soutien qui ont pris part à cette manifestation et qui ont appelé leurs militants a pouvoir se rendre massivement aux urnes le 30 juillet en votant oui, la constitution du 30 Mars 2016 n'est plus adaptée au contexte actuel du fait qu'elle comporte des dispositions qui pourraient compromettre si elle n'est pas révisée ou réécrite le développement économique, social, politique et culturel du pays.
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Rappelons que dans son message du 30 mai, le président Touadéra a rappelé que rien n'est au dessus du peuple souverain et que l'organisation d'un référendum ne fait que répondre aux demandes incessantes et pressantes du peuple centrafricain. « Rien n’est au-dessus du peuple souverain. Le peuple est au-dessus de la Constitution. Président démocratiquement élu, je ne peux rester insensible aux demandes pressantes et légitimes du Peuple souverain de doter notre pays d’une nouvelle Constitution. J’ai donc décidé, après consultation du président de la Cour constitutionnelle et du président de l’Assemblée nationale, conformément à l’article 90 de la Constitution du 30 mars 2016 et l’article 2 de la Loi du 13 janvier 2023, fixant les procédures du référendum en République Centrafricaine, de soumettre au référendum, le projet d’une nouvelle Constitution de la République centrafricaine » a-t-il déclaré poursuivant que le but n'est pas d'empêcher une alternance à la tête du pays.
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« A ceux qui auraient des raisons de redouter de l’avènement d’une nouvelle Constitution, je voudrais d’ores et déjà les rassurer, si besoin en était encore, que l’organisation d’un référendum constitutionnel, dans les conditions requises par la Constitution, ne saurait être valablement analysée comme une volonté du Président de la République d’empêcher l’alternance politique, gage de la démocratie et de l’Etat de droit. » a-t-il précisé.
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D'ores et déjà, les membres de l'opposition démocratique réunis au sein du bloc républicain pour la défense de la constitution qualifient l'annonce de la tenue du référendum d'une mascarade destinée à prendre le peuple en otage et à tromper la communauté internationale.
Melchior
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