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Journal d'information, d'analyse sociopolitique et culturelle


Elections 2020 en RCA : qu’arrive-t-il au KNK ?

Publié le 27 Septembre 2020, 00:23am

Catégories : #Politique

Après l’arrestation à Besançon en France  de l’ancien chef de la garde présidentielle sous le régime de François Bozizé, Éric Daneboy Bagalé, pour actes de torture et association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes de guerre de 2007 à 2014 selon les faits qui lui ont été reprochés, le navire de KNK se vide lentement mais surement de ses militants, sympathisants et alliés à cause du candidat investi du parti qui risquerait fort bien d’être rattrapé par la justice internationale.    

Rien n’est définitivement acquis pour le KNK malgré le tournant spectaculaire et riche en couleur effectué par le grand ouvrière, le général François Bozizé dans son fief et village de Bossangoa et Benzambé. Au contraire, tout effrit, et ce, après l’arrestation d’Eric Daneboy Bagalé et l’adoption du nouveau code électoral révisé par les élus de la nation, qui de l’avis de l’opposition démocratique et de l’aille dur du KNK n’est qu’un manœuvre ourdi par le régime Touadéra afin d’écarter la candidature de François Bozizé à la présidentielle.

L’ancien président François Bozizé, après son retour d’exil en Ouganda, le 6 décembre 2019, est en total bras de fer avec le régime de son ancien premier ministre, aujourd’hui président de la république. Une situation qui cristallise le paysage politique du pays.

Depuis son éjection en mars 2013 par la coalition séléka, sous la coupe de Michel Dotodjia, le président François Bozizé est placé sous les sanctions des nations-unies avec un groupe de leaders Antibalaka et de l’ex-séléka. Lors de forum national de 2015 à Bangui, le chef de l’Etat de Transition, Catherine Samba Panza qui avait saisi la Cour Pénale Internationale pour les crimes commis de 2003 à 2015 a brandi l’arrestation de Bozizé, s’il tentera de rentrer au pays et se présenter à la présidentielle de 2015-2016. Aujourd’hui, malgré le silence et le flou entretenus par le régime de Bangui sur les questions de plaintes contre l’homme fort du 15 mars 2003, rien n’indique qu’il ne peut pas être inquiété par la justice nationale et internationale.

Tout ceci fait réfléchir les hommes prudents qui commencent à s’en aller en laissant que du vide dans la termitière.

Joseph OGUERET    

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