Des élections en dehors de délais légaux et constitutionnels plongeront la jeune démocratie centrafricaine dix ans en arrière.
De l’avis du gouvernement centrafricain, de l’Autorité Nationale des Élections, de la Cour Constitutionnelle et de la communauté internationale, les élections doivent se tenir à la bonne date. Cet impératif constitutionnel est plus qu’important et crucial pour la survie de la nation centrafricaine déjà malmenée par des décennies de crise-militaro-politique. « La République Centrafricaine ne peut plus payer le luxe d’une transition ». À ce stade, malgré le retard accusé par l’ANE dans la mise en œuvre du processus électoral, notamment l’enregistrement des électeurs sur la liste électoral, le délai constitutionnel est encore tenable.
Selon l’art 113 du code électoral, « le scrutin pour l’élection du Président de la République a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt-dix (90) au plus avant le terme du mandat du Président en exercice ».
Ceci étant, après plusieurs décennies d’une série de prise de pouvoir par les armes, déchirant complément la forme républicaine de l’État, il est plus qu’important de donner la chance à la RCA de s’approprier les acquis de sa nouvelle marche démocratique expérimentée à travers les élections de 2015-2016.
Chaque centrafricain doit faire un choix sur le format de l’État centrafricain. Voulons-nous rester avec une nationale soumise à un cycle décennal de crise, ou nous voulons d’une nation qui doit être ensemble avec les autres nations dans la marche du monde ?
Le pouvoir de vote octroyé au peuple par la constitution doit s’exercer en toute liberté et conscience. L’heure n’est plus à des calculs politiciens, mais à une union sacrée afin de sauver la démocratie centrafricaine. Et c’est l’occasion à jamais de faire avaler la pilule la plus amère aux récalcitrants politiques c’est dire ceux qui ont été à l’origine de la souffrance du peuple.
Ben
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