La Fraternité Bangui 22/08/ 2019.L’on se demande si vraiment s’agit-il de la politique ou de la justice dans ce pays?
Le gouvernement centrafricain avait convoqué tous les signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation dont Abdoulaye Hissène le leader du FPRC qui avait été déjà condamné par la Cour criminelle de Bangui il y a de cela 13 mois mais le coupable jouit encore d’une liberté au grand dam de la MINUSCA et du gouvernement. Pour rappel, Abdoulaye Hissène avait été arrêté le 15 mars 2016 et s’est spectaculairement évadé quelques temps après pour se retrouver à Bria. La présence de ce dernier est signalée à Bangui sur cette invitation du PM dans le cadre de l’évaluation des six mois de la signature de cet accord. Plusieurs question se posent à ce niveau, Abdoulaye Hissène est-il bénéficiaire d’une grâce présidentielle? Le langage de l’impunité zéro tient-il encore? Pourquoi les présumés innocents sont empêchés de circuler au détriment d’un condamné? Quel discours tenir devant les victimes? De quoi prône-t-on?
Face à ces interrogations, le Groupe de Travail de la Société civile sur la crise centrafricaine réagit et pointe du doigt. Ci- dessous la déclaration faite par le porte parole du GTSC Paul-Crescent BENINGA ce jeudi 22 Août 2019.
Déclaration du Groupe de Travail de la Société Civile sur le Crise Centrafricaine relative à la présence d’Abdoulaye Hissène à Bangui
Le Groupe de Travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) est surpris d’apprendre la présence d’Abdoulaye Hissein dans la Capitale politique de la R.C.A. Condamné par contumace par la Cour criminelle de Bangui et recherché par la justice pour être mis aux arrêts, le comité exécutif de suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (l’APPR-R.C.A.) que co-président le Premier Ministre Chef du Gouvernement et le représentant spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine a invité Abdoulaye Hissein à prendre part à la réunion de concertation sur la mise en œuvre dudit Accord, et, ce, au mépris de la justice.
La présence de ce criminel à Bangui sans être inquiété révèle l’incapacité du Gouvernement que Dirige Firmin NGREBADA à lutter contre l’impunité, et, témoigne de ce qu’il existe aujourd’hui un « deal » entre le Mouvement Cœurs Unis, le Gouvernement, le Président de la République et les groupes armés. Sinon, comment comprendre l’acharnement judiciaire contre les responsables des anti-balaka au profit de ceux de la séléka ? A quoi sert de refuser à François Bozizé de fouler le sol centrafricain si on venait à dérouler le tapi rouge à ceux qui sont déjà reconnus coupables et condamnés pour des crimes odieux ? Est-ce de cette manière qu’on entend honorer la mémoire des victimes ?
Fort de tout ce qui précède, le GTSC demande :
- Au Gouvernement :
- de mettre la main sur Abdoulaye Hussein afin qu’il écope les sanctions qui lui étaient affligées par la Cour Criminelle ;
- de mettre la main sur Sidiki et Ali Darassa, tous deux mercenaires étrangers à l’image d’Alkatim pour des crimes commis après la signature de l’APPR-R.C.A.
- Aux associations des victimes ainsi qu’aux organisations de la défense des droits de l’Homme de se joindre au GTSC afin d’organiser une grande mobilisation contre la promotion de l’impunité dont fait montre le Chef de l’Etat ainsi que le Premier Ministre Chef du Gouvernement.
Chers compatriotes, levons-nous pour sauver notre PATRIE.
La Patrie, rien que la Patrie !
