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Journal d'information, d'analyse sociopolitique et culturelle


Centrafrique: Le KNK dans le tourment et pour cause…

Publié le 11 Juin 2019, 06:40am

Catégories : #Politique

Bertin BEA le SG de KNK

Bertin BEA le SG de KNK

LF/ 11/ 06/ 2019. Les choses tournent mal au sein des ouvriers et ouvrières du parti travailliste KNK de François Bozizé, ancien parti au pouvoir. Ils accusent le Secrétaire Général, Bertin BEA d’être la cause de malheur qui s’abat sur leur formation politique qui peine à retrouver ses marques. Plus de neuf (ans) après la chute du pouvoir de François Bozizé et son départ forcé à l’exil en Ouganda où il a déposé ses valises, la guerre de positionnement et de leadership fractionne le parti en plusieurs sensibilités. 

Selon une certaine opinion, le KNK est presqu’au bord de l’implosion pour des intérêts égocentriques de certains anciens dignitaires du régime d’alors. Il est rapporté du proche entourage  du bureau exécutif que la dernière composition du gouvernement Firmin Ngrébada survenue au lendemain de la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale de Khartoum serait à l’origine de profondes dissensions. En de pareilles circonstances le nouveau chef du gouvernement procède à la consultation de chaque entité en vue de composer son équipe.  le KNK aurait proposé le nom des ministrables dont le SG Bertin BEA mais le choix est finalement porté sur ce dernier. Il est nommé ministre. Ce qui provoqua un véritable tollé au sein de sa famille politique. Les échos sont parvenus à Bozizé depuis son lieu d’exil. Celui-ci met la pression et intima au bureau exécutif de demander à BEA de décliner l’offre. Pourtant, il y avait sur la liste des ministrables, Christian Guénébem, le porte-parole du parti qui est laissé sur le carreau. Guerre de positionnement disons-nous parce que les caciques de la trempe des Jean Louis Opalagnan, Dimbelet et bien d’autres aux dents longues … observaient le spectacle dans l’ombre et jouent-ils  peut-être au pourrissement ?  Une pratique qui ressemble à n’en point douter à l’hypocrisie. 

Pourquoi donc ?

Deux points importants expliqueraient ces désamours ou déconvenues entre les dirigeants et militants du parti. Ils étaient déjà divisés à l’annonce des élections législatives et présidentielle de 2015-2016. Deux camps se sont formés. L’un soutient la candidature de Faustin Archange Touadera, l’ancien vice-président de KNK. Lors de sa déclaration d’intention de candidature, Touadera a explicitement déclaré qu’il se positionne en candidat de substitution et qu’il se retirerait de la course au cas où le président fondateur rentrait à Bangui et présenter sa candidature à la présidentielle. Un discours rassurant pour les militants qui voient en lui la continuité de l’œuvre de leur mentor contraint à l’exil. En conséquent, ils ont voté massivement pour Faustin Archange Touadera qui jusqu’à ce jour n’a pas rendu sa carte de militant ni a quitté son poste de vice-président.

Puisque l’appétit vient en mangeant, le chef d’Etat qui prépare les prochaines échéances électorales de 2021, voudrait avoir une base solide de soutien en créant sa propre formation le Mouvement Cœurs Unis (MCU) qui est à pied d’œuvre. il draine une multitude d’adhérents. Une adhésion gratuite ! A tout instant de sa vie, il dit ne pas oublier le KNK qui fait de lui ce qu’il est devenu en politique. En signe de reconnaissance il apporte de l’assistance considérable pour la survie du parti.

Dans une récente déclaration, l’aile des contestataires a déclaré vertement que Touadera reste et demeure le bienfaiteur de leur parti même s’il dirige désormais son parti et n’a pas rendu sa carte de militant.

De l’autre côté, il s’agit d’un autre son de cloche. A la tête d’un groupe de militants, Bertin BEA son soutien indéfectible au candidat Anicet George Dologuélé de l’URCA, dès le début des opérations électorales jusqu’à la fin du second tour. A l’occasion d’une conférence de presse qu’il a organisée au siège du parti mitoyen à l’OFCA sur l’Avenue de l’Indépendance, les autres leaders des partis politiques invités lui ont posé la question de préciser clairement sa position s’il est de l’opposition ou non. Il répondra vaguement qu’il s’agit de la discipline politique qui ne lui permet de répondre aussitôt. En clair, le KNK est divisé en deux : une partie se trouve dans la majorité présidentielle et l’autre s’incruste dans l’opposition. Ce qui crée une confusion totale parce qu’en politique, il est malsain d’avoir un pied dedans un pied dehors.

Il faut redouter une éventuelle implosion à l’approche des élections. Le cas de François Bozizé est problématique et celui-ci de son fils, l’ancien ministre délégué de la défense est hypothétique parce qu’il a des soucis avec la justice. Donc, il est temps de se resserrer les rangs pour affronter ces challenges au lieu de se livrer à un jeu insipide qui desservit et non ne rassemble. Mathurin Dimbelet, Jean Louis Opalagnan et Bertin BEA doivent se poser en rassembleurs pour sauver les meubles sinon la catastrophe est inévitable. 

Marcel Dexter Gazikolguet 

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