Finalement l’on n’arrive pas à comprendre ce que veulent exactement ces rebelles au sang du diable qui s’acharnent contre les populations par la reprise brusque des violences dans les recoins du pays dans ces derniers temps. Et bien qu’ils aient volontairement signé l’accord de paix dit le dernier pour une sortie de crise. Ou sont les témoins de cet accord? L’Union Africaine et la Minusca, le Soudan, la Russie? Et si…
Aujourd’hui il faut reconnaitre qu’un rebelle est un rebelle et il est inutile de faire la paix sinon de négocier avec un rebelle qui a déjà placé ses oreilles sous ses deux talons pour n’entendre que le bruit de ses propres sabots.
A quoi sert donc l’accord de paix de Khartoum? Le gouvernement a rempli sa part de contrat en dépit de toutes les contraintes du monde et en face de l’exigence de la population centrafricaine qui ne voulait pas assister à la nomination des chefs rebelles ou leur représentants dans les hauts postes de la République: au Gouvernement, à la Primature et à la Présidence. Le Gouvernement a sacrifié les jeunes diplômés, les cadres, pour nommer les rebelles, les tortionnaires et bandits de grand chemin. Jusqu’à ce que l’on se pose la question de savoir à quoi sert l’école si les armes donnent-elles de l’emploi? Tout ceci au nom du dialogue, au nom de la paix afin que les armes puissent se taire pour faire place à la tranquillité, la quiétude pour que le citoyen lambda vaque très librement à ses occupations quotidiennes. Hélas! Un rebelle est un rebelle! Un criminel de naissance est un criminel!
Les chefs rebelles dont Ali DARASS, AlKATIM, Aboulaye MISKINE ont profité de cette position pour mettre du piment rouge aux yeux de TOUADERA et NGREBADA comme pour dire « nous, on veut la guerre». Car ne pouvant jamais tenir le stylo pour écrire ni taper au clavier de l’ordinateur, ils ont pour stylo leur armes et leurs claviers les hostilités, les pillages, les vols, les viols etc. A ceux là, il faut un langage belliqueux qui doit se traduire par les actes. Trop c’est trop!
Depuis ces derniers jours, il n’est plus question du respect de l’accord de paix par ces insatiables rebelles qui veulent le beurre et l’argent du beurre. Pour preuve, la population de Mobaye depuis ces deux jours sur les pieds dans la brousse à cause des exactions causées par les éléments de l’UPC d’Ali DARASS et à cela s’ajoute l’assassinat du maire de la commune de Cohio-toulou dans la Sous préfecture de Kouango Monsieur Zacharia- Ahmat et son comptable par des groupes armés qui rodent dans la région.
Et de l’autre côté, Alkatim séquestre des peulhs éleveurs et leur demandent de lui verser de l’argent avant toute libération alors qu’il est même venu jusqu’à Bangui pour apposer sa vilaine signature sous l’accord de paix paraphé à Khartoum au Palais de la Renaissance devant le Président de la République et les représentants de l’Union Africain ainsi que de la Minusca. Tout ce geste n’est que de l’hypocrisie et c’est comme de l’eau qui est tombée sur les plumes du vieux canard.
Ceux-ci ont choisi délibérément le chemin de la guerre et face à cela, doit-on encore continuer avec la fameuse politique de main tendue? Monsieur le Président à vous la parole!
En effet, le Président de la République avait bien précisé dans son discours du 06 février 2019 lors de la signature de cet accord qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix et ce moment est venu. Mais quoi donc encore? Il est temps de retirer la main tendue car le mot souffrance n’est pas seulement inventé pour le pauvre centrafricain.
Bistephen
