Beaucoup de Centrafricains commencent à comprendre qu’il est indispensable que leurs dirigeants politiques puissent soutenir dans l’immédiat le processus de paix enclenché à Khartoum. Cette intention était très visible ce 29 novembre 2018 à travers une marche pacifique organisée par ces derniers.
C’est ce jeudi 29 novembre 2018 que certains vaillants fils du pays se sont levées pour organiser une marche depuis le rond point Marabéna, place de l’unité, pour demander au Président de la République Faustin Archange TOUADERA de lancer dans un bref délai le processus des pourparlers car « pendant que les forces étrangères ralentissent ce processus, le Centrafricain continue de souffrir» précise un participant actif à cette marche.
Ces manifestants ont librement demandé au Président de la République Faustin Archange Touadéra de désigner des représentants officiels de l’Etat pour participer à la prochaine rencontre de Khartoum. « La Russie et le Soudan nous offrent des opportunités, mais pourquoi nous tardons à les saisir» ? Avaient vivement souligné les participants à cette marche.
Il faut préciser qu’il s’agit d’une initiative du Soudan qui a jugé mieux encore d’utiliser la plateforme de Khartoum pour le retour de la paix en Centrafrique. Une telle occasion offerte mérité d’être saluée et prise en compte à sa juste valeur.
Signalons que la première rencontre avait eu lieu le 28 Aout dernier où les représentants des rebelles se sont réunis et se sont entendus sur des solutions pacifique pour le règlement des conflits.
La Fédération de Russie avait, dans ce pourparler jouer le rôle du médiateur et coorganisateur car aujourd’hui, personne ne peut douter de l’implication de la Russie au côté de la RCA dans le domaine de la sécurité (plus de 1300 FACA formées) ainsi que l’organisation des formations des gendarmes et autres actions sociales.
Dans ce même sillage, les participants ont exigé la livraison sans condition, de la seconde phase des armes au FACA afin d’assurer la protection de la population. Car selon les accords, la Russie devrait livrer les armes avec les munitions.
Dans la foulé, les participants ont réitérer leur soutien au régime et demande également au Président de la République et son Gouvernement de plus vite régler le problème sécuritaire à travers le pourparler de Khartoum dans un communiqué.
C’était dans un esprit pacifique que les participants se sont séparés vers 9h pour se vaquer à leurs activités quotidiennes dans l’espoir d’être entendus et compris par le Président de la République et la Communauté internationale.
Radax
