Pourquoi les prêtres deviennent-ils la cible des séléka sinon des assassins gradés?
Depuis que les rebelles de la faction séléka ont pris le pouvoir par coup de force en renversant le régime du général d’armée François Bozizé, bon nombre des églises et leurs fidèles sont devenus des sujets à abattre et au nom de quoi, personne ne le sait. Après les derniers évènements de la paroisse Notre Dame de Fatima qui se sont soldés par la mort de l’Abbé Albert TOUNGOUMALE BABA et bien d’autre fidèles, voilà un notre vient de se produire dans la ville de Bambari dite ville sans armes par les zinzins de la Minusca qui s’activent en spectateur.
Soulignons aussi que le gardien de l’évêché de Bambari avait été tué par balle ce même jour de l’attaque par ces bandits armés de l’UPC.
La République Centrafricaine est un pays laïque et le restera pour toujours malgré les mauvaises intentions que l’on ne cesse de constater à travers plusieurs actes visant à renverser cette guerre politico-militaire sous le clivage de la religion afin de toujours faire enrhumer et tousser davantage ce faible climat de la cohésion qui existe en ce moment entre les communautés.
Au moment ou l’Eglise Catholique continue encore de pleurer ses fidèles qui sont tombés sous les coups des armes à la paroisse Notre Dame de Fatima dont l’artisan de paix l’Abbé Albert TOUGOUMALE BABA, voilà encore un prêtre, le vicaire général l’Abbé jean Firmin GBAGOUA du diocèse de Bambari vient de succomber à la suite de ses blessures par balle lors d’une attaque contre l’évêché du diocèse attribuée aux éléments de la séléka qui sont dans la ville dite sans armes par la dame Minusca ce vendredi 29 juin 2018. Jusqu’à quand l’Eglise Catholique continuera de compter la mort de ses prêtres? Jusqu’à quand la Minusca cessera-t-elle d’être spectatrice devant les tortures que subit le peuple Centrafricain? Jusqu’à quand passera-t-elle de la force du maintien de la paix à cette d’imposition de la paix? Jusqu’à quand le peuple centrafricain continuera-t-il de faire confiance à ces êtres aux têtes bleues de la Minusca qui disent souvent qu’ils ne sont pas venus se sacrifier en Centrafrique? A ces interrogations, le gouvernement doit prendre sa responsabilité surtout au déploiement rapide de nos casques rouges dans ces villes menacées par ces hommes sans foi ni loi qui coulent à flot le sang de la population sans défense. Car il ne s’agit pas toujours de condamner mais d’agir cette fois-ci afin d’éviter à ce que les victimes d’aujourd’hui ne deviennent pas les bourreaux de demain.
Rappelons que ces actes ignobles et inhumains se produisent au moment où le panel de l’Union Africaine s’active d’organiser un dialogue entre le gouvernement et les groupes armés. Et malgré ceci, rien ne s’arrête; ce sont les cadavres des innocents que l’on ne cesse de compter tous les jours.
Petrus KASSALO
